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Échanger avec des collègues

InfirLib permet d’envoyer des données à une collègue — la liste de vos patients, ou les transmissions d’une tournée terminée — et d’en recevoir d’elle en retour. Cet échange se fait fichier par fichier, chiffré de bout en bout : ce que vous envoyez n’est lisible que par la ou les collègues à qui vous l’avez destiné, même si le fichier transite par une messagerie ou un mail. Il ne s’agit jamais d’une synchronisation automatique entre vos applications : rien ne se met à jour tout seul en arrière-plan, chaque envoi et chaque réception reste un geste que vous décidez, l’un après l’autre.

Avant de pouvoir échanger quoi que ce soit, InfirLib a besoin de connaître vos collègues. Le carnet en tient la liste : prénom, nom, téléphone, courriel facultatif, et le code d’identité qui permet de leur envoyer des données chiffrées. Vous ajoutez une collègue en saisissant ses informations à la main, et vous obtenez son code d’identité de deux façons : en scannant le QR affiché sur son propre téléphone, ou en le recopiant si le scan n’est pas possible. Les deux chemins reviennent au même résultat une fois enregistrés. Une fiche déjà créée reste modifiable à tout moment, et une collègue avec qui vous ne travaillez plus s’archive plutôt que se supprime si elle est encore citée dans une transmission — la suppression, elle, reste possible tant que rien ne s’y oppose.

Carnet de collègues, avec la liste des fiches enregistrées et le bouton d’ajout

Pour que vos collègues puissent vous envoyer quelque chose de chiffré, elles ont besoin de votre propre code d’identité. InfirLib vous l’affiche sous deux formes équivalentes : un QR à faire scanner, et le même code sous forme de texte à copier si le scan n’est pas pratique. C’est cette identité qui vous appartient en propre — vous n’avez rien à en faire, sinon la montrer à qui doit pouvoir vous écrire.

Un bouton permet de la renouveler, mais cette action mérite réflexion avant d’être confirmée : une fois le code changé, chaque collègue qui possède encore l’ancien devra reprendre le nouveau, sans quoi elle ne pourra plus rien vous envoyer de chiffré. Aucun mécanisme ne prévient vos collègues automatiquement du changement — il n’y a pas de serveur pour porter cette information à votre place — c’est donc à vous de le faire savoir à chacune, comme pour la distribution initiale du code.

Écran d’identité chiffrée, avec le QR et le code correspondant sous forme de texte, ainsi que l’action de renouvellement

Deux points de départ mènent au même écran d’export : partager l’ensemble de votre portefeuille de patients, ou partager les transmissions d’une tournée déjà terminée. Dans les deux cas, InfirLib affiche d’abord clairement ce que le fichier va contenir — dans le cas du portefeuille entier, cela va bien au-delà d’une seule tournée, et l’application le dit sans détour, puisque chaque destinataire cochée y aura accès en entier. Une case à cocher demande une confirmation explicite avant de continuer ; le bouton qui prépare le fichier reste inactif tant qu’elle n’est pas cochée.

Vient ensuite le choix des destinataires, parmi les collègues dont vous connaissez déjà le code d’identité — celles qui n’en ont pas encore n’apparaissent pas dans la liste, avec un raccourci pour aller leur en ajouter un. Une fois le fichier préparé, un bouton ouvre directement le partage vers l’application de votre choix : messagerie, mail, ou tout autre moyen déjà installé sur le téléphone.

Écran d’export vers une collègue, avec l’avertissement sur le contenu du fichier et la liste des destinataires à cocher

Un fichier envoyé par une collègue s’ouvre de deux façons : directement, quand vous le recevez par messagerie ou par mail et que vous appuyez dessus, ou manuellement, en choisissant le fichier vous-même depuis l’écran de réception. InfirLib commence par distinguer ce type de fichier d’une archive de sauvegarde — si vous vous êtes trompée de fichier, il vous redirige de lui-même vers l’écran de restauration plutôt que d’afficher une erreur.

Pour un fichier reconnu comme un vrai partage entre collègues, l’application vous dit toujours d’où il vient, dans l’un de ces trois cas :

  • L’expéditrice est reconnue — sa signature correspond à une collègue déjà enregistrée dans votre carnet, et vous pouvez importer le contenu en confiance.
  • L’expéditrice est inconnue — aucune collègue de votre carnet ne correspond à cette signature. Vous pouvez ajouter l’expéditrice comme nouveau collègue avant de rouvrir le fichier, ou importer les patients dès maintenant : seules les transmissions attendent que l’expéditrice soit identifiée.
  • La signature est suspecte — le fichier prétend venir d’une collègue déjà connue, mais sa signature ne correspond pas à ce que vous avez enregistré pour elle. Cela peut vouloir dire que le fichier a été altéré, ou que cette collègue a renouvelé son identité entre-temps. Dans ce cas, aucun import n’est proposé : la prudence prime, et le seul geste possible est de choisir un autre fichier.

Écran de réception d’un fichier partagé, montrant la bannière d’attribution de l’expéditrice et le bouton d’import

Importer les patients d’un fichier reçu ne duplique jamais un dossier que vous avez déjà. Avant toute écriture, InfirLib compare chaque patient du fichier à votre carnet et propose un rapprochement quand la correspondance est suffisamment sûre — même numéro de sécurité sociale, ou nom, prénom, date de naissance et genre qui concordent tous. Un dossier déjà rapproché lors d’un import précédent est reconnu de la même façon et retrouvé automatiquement.

L’écran de revue, avant toute validation, sépare les patients déjà rapprochés de ceux qui ne le sont pas, avec un signal de confiance sur chacun : signal fort, déjà vu, ou simple ressemblance. Une ressemblance — par exemple deux prénoms très proches, sans date de naissance pour trancher — demande une confirmation explicite avant d’être acceptée, patient par patient. Vous pouvez à tout moment défaire un rapprochement que vous jugez faux, ou au contraire associer manuellement un patient classé « nouveau » à un dossier déjà existant dans votre carnet. Toucher un rapprochement proposé ouvre un aperçu de ce que la fusion ajouterait précisément — de quoi décider en connaissance de cause avant de valider quoi que ce soit.

Écran de revue de l’import, avec les patients reconnus et non reconnus, et les actions pour confirmer ou corriger un rapprochement

Par défaut, le mode rapide s’applique : les informations qui manquent dans votre dossier se complètent automatiquement depuis le fichier reçu, et en cas de différence entre les deux versions, c’est votre dossier local qui est conservé tel quel. C’est le comportement le plus sûr pour un import répété : rien ne se dédouble, ni le patient, ni les éléments qui le composent — téléphones, adresses, soins, antécédents, traitements.

En désactivant le mode rapide, vous reprenez la main champ par champ sur chaque désaccord réel entre les deux versions — par exemple un courriel ou une date de naissance qui diffèrent. Pour chacun, un choix explicite propose de garder votre version ou de prendre celle reçue ; tant que vous n’avez rien choisi, votre version reste celle qui compte. Un dernier écran résume ce qui va être écrit avant la validation finale : combien de nouveaux patients, combien de dossiers mis à jour, combien ignorés.

Arbitrage d’un champ en désaccord entre la version locale et celle reçue, avec le choix entre garder ou remplacer